Madagascar en 2008

2008

Au fil des années, les partis d’opposition accusent le régime de paralyser les entreprises locales comme la Savonnerie tropicale, la société le Quartz. Le gouvernement ne serait pas neutre vis-à-vis des diverses concurrences entre entreprises, qui devraient ne compter que sur elles-mêmes pour assurer leur gestion.Marc Ravalomanana est également pointé du doigt par l’opposition pour avoir « éliminé » les entrepreneurs malgaches performants, accaparé leurs affaires pour se placer lui-même dans tous les secteurs économiques bénéficiaires.

Le problème principal est que des luttes intestines incessantes conjuguées à l’âge de la majorité des élites négligeant leur succession a creusé un vide politique et amené un cruel défaut d’émulation.

Le processus électoral est également fortement décrié par les opposants, qui voudraient lui apporter de fortes améliorations afin d’éviter les troubles lors de chaque élection présidentielle.

Août 2008

Le régime Ravalomanana mène un bras de fer intense avec la commune urbaine d’Antananarivo dirigée par le maire révolté de la capitale Andry Rajoelina. Depuis l’accession de ce dernier à ce poste, se sont succédé la confiscation des recettes de la commune par le Trésor, le retrait à la commune de la gestion de la gare routière d’Ampasapito, le retrait de la gestion de l’assainissement de la capitale; on a constaté d’autre part l’absence de travaux sérieux de la part de la mairie et la dégradation flagrante de la ville.

Novembre 2008

En juillet 2008, le président malgache cède une licence d’exploitation de 1,3 million d’hectares de terres – la moitié des terres arables malgaches – pour une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans à la multinationale sud-coréenne Daewoo Logistics dans le but d’approvisionner la Corée du Sud notamment en maïs. L’information est dévoilée en novembre à la suite de la publication dans le Financial Times relayé par d’autres médias du monde et sème la panique du peuple dans la capitale ainsi que la colère et la peur de l’envahisseur contribuant à porter au pouvoir Andry Rajoelina qui dénonce l’accord comme anticonstitutionnel en mars 2009.

Décembre 2008

Le ministre de la Communication de Marc Ravalomanana ferme la chaine de télévision Viva du maire de Tananarive – Andry Rajoelina ayant diffusé un reportage sur l’ancien président Ratsiraka (acte interdit par les lois sur les médias et n’ayant pas eu l’autorisation du ministère de la Télécommunication). S’ensuivent protestations et manifestations.

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