Le malgache

Le malgache est la langue nationale de Madagascar mais chaque région a sa propre langue maternelle non-commune, avec ses propres mots non-communs même si de même sens. Ce qui rend le dialogue éprouvant entre le haut-plateau et le côtier, ou l’extrême Sud et l’extrême Nord. Le français est la deuxième langue officielle, parlée par environ 20 % des Malgaches11 (maîtrisée essentiellement par les lettrés). Selon les statistiques de l’académie malgache, dans tout Madagascar, 0,57 % du peuple malgache parlent uniquement le français, 15,87 % le pratiquent occasionnellement et 83,61 % ne savent que le malgache. L’anglais fut également langue officielle entre 2007 et 2010. Cependant, la nouvelle Constitution de novembre 2010 ne mentionne que le malgache (langue nationale) et le français comme langues officielles, l’anglais ayant disparu du texte15.

Malgré la diversité du peuplement qui est à l’origine des différents parlers dans toute l’île, une langue commune s’est constituée : le malgache (officiellement :malagasy). Celui-ci est devenu aujourd’hui la langue officielle du pays : c’est le parler de l’Imerina (région de Tananarive et d’Ambohimanga) qui a été choisi comme langue officielle en raison d’une longue tradition d’écriture remontant à la première moitié du xixe siècle. Linguistiquement, le malgache se rattache à la familleaustronésienne. Le malgache appartient donc au groupe malayo-polynésien de type occidental.

Les premiers outils linguistiques ont été créés en 1828, mais le premier texte fut diffusé en 1835. Et la publication de la Bible malgache imposa rapidement le modèle d’une langue écrite et d’un style noble. Les manuscrits malgaches du xixe siècle (surtout des discours royaux, des généalogies, des comptes rendus d’événements ou de voyages importants) sont relativement nombreux, mais beaucoup d’entre eux ont été détruits au moment de la conquête coloniale française. À la fin de la monarchie merina, il existait une dizaine de périodiques publiés à Antananarivo, puis la colonisation de 1896 entraîna la suppression de la presse malgache. Cependant, les journaux de l’époque avaient pris l’habitude de publier en malgache des poèmes et des textes littéraires en prose (contes, fables, nouvelles, etc.). Aujourd’hui, la presse et la littérature malgache semblent bien vivantes. Toutefois, le marché de l’édition malgache demeure extrêmement limité en raison du prix élevé des coûts de fabrication du livre.

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